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 [Terminé - ex aequo] Agoraphobitch VS Delphine

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MessageSujet: [Terminé - ex aequo] Agoraphobitch VS Delphine   23/06/11, 11:15 am

Voilà les deux textes du duel... bonne lecture à tout le monde, et bonne chance à toutes les deux !
Vous avez environ une semaine pour voter.




- Premier texte -

« C’était une journée d’automne. Je m’en souviens exactement, des feuilles orangées et dorées sur l’allée de graviers, du vent qui faisait hurler les arbres, et surtout de l’odeur de pin si caractéristique de cet endroit. La tempête n’avait pas encore arraché le toit de cette grande maison et elle gardait tout son charme montagnard. Je me souviens également du souffle de Gabriel dans mon cou et de ses mains sur mes épaules. De son rire aussi. De ces éclats divins que les étoiles n’auraient jamais pu égaliser. Je crois que je m’étais répété pendant des semaines que ces vacances allaient être d’une perfection déconcertante. Déconcertée, je l’ai été, mais la perfection s’est enfuie devant l’ombre de nos pas.
Le premier soir, nous nous sommes couchés dans une grande chambre sobrement et joliment décorée. Le matelas grinçait. Je m’en rappelle parce que c’est la raison pour laquelle je ne me suis pas endormie. Gabriel, lui, ronflait déjà contre ma nuque. Alors que je me battais pour trouver le sommeil, j’ai entendu un rire étrange. J’ai ouvert brusquement les yeux, mais le silence était retombé. Les branches de pins à l’extérieur dessinaient des formes terrifiantes sur le mur. Je me suis serrée davantage contre Gabriel, ce qui l’a fait gémir. En levant un peu les yeux, j’ai vu une coccinelle posée sur mon oreiller. Les souvenirs sont flous, des bribes d’images se superposent, mais cette coccinelle là, je ne l’ai pas rêvée, j’en suis persuadée, pas plus que le rire. J’ai finalement fermé les yeux.
La nuit suivante, je me suis endormie sans trop de problème, exténuée par mon sommeil agité de la veille. Morphée m’a enlevée alors que je repensais à la coccinelle posée près de ma biscotte, au petit déjeuner. J’ai fait un rêve étrange, un rêve aux allures de cauchemar. Un songe habité par l’angoisse, terrifiant. J’ai ouvert les yeux sans sursauter, mais je dégoulinais de sueur. Gabriel me tournait le dos, à l’autre bout du lit. J’ai mis longtemps à reprendre mon souffle, mon cœur explosait dans ma poitrine, pris d’une course acharnée pour s’extraire de mon corps. Lorsque j’ai entendu un bourdonnement à mon oreille, j’ai secoué la tête. Une coccinelle s’est envolée. Puis des coups. Sourds. Réguliers. Juste au dessus de moi. J’ai cru voir le plafond trembler. Gabriel n’a même pas réagi. Peut-être était-ce dans ma tête. Peut-être avais-je rêvé. Mais la suite prouvait le contraire.
Le lendemain matin, lorsque je me suis réveillée, Gabriel était déjà debout, il avait laissé un mot sur la table « parti aéré son cerveau. PS : Si je ne reviens pas, ne sors pas, c’est qu’il y a un loup garou dehors ! », il avait toujours eu un humour particulier. Un humour adorable. Je me souviens avoir longuement souri, j’étais heureuse. Juste heureuse. Ca ne dure jamais, pas vrai ? Après le beau temps vient la pluie. Je me suis couchée sur le canapé pour regarder un film, puis mes yeux se sont fermés. Gabriel n’était toujours pas rentré quand je les ai rouverts. Je crois que j’ai vu la coccinelle en prenant le lait dans le frigo. C’était étrange, trop étrange pour être une coïncidence, cet insecte me suivait, je le savais. Elle s’est envolée. J’ai posé la brique et l’ai suivie. J’ai grimpé les marches des deux étages que j’avais visités le premier jour sans trop m’attarder. Elle m’a emmené dans une petite chambre dont le papier peint acidulé et agrémenté de jolis dessins évoquait une chambre d’enfant. Puis elle s’est posée sur le plafond. Il y avait une trappe. J’ai hésité, angoissée. J’aurais peut-être du attendre Gabriel. Mais j’ai finalement pris l’escabeau dans un coin et je suis montée. C’était un grenier des plus banals. Plein de poussière, éclairé par deux lucarnes. Des toiles d’araignées baignaient dans les quelques rayons de soleil matinaux, j’en frémissais, je n’avais jamais aimé ces bestioles là. Il y avait des gros cartons dans le fond, une vieille table délabrée au milieu, aussi une grande armoire et trois buffets. Chacun de mes pas laissait une empreinte dans le gris poussiéreux. Je n’ai pas pu m’empêcher d’éternuer à plusieurs reprises. J’ai perdu de vue la coccinelle. Puis je me suis demandée où se trouvait ma chambre, la dessous. J’ai avancé jusqu’à découvrir un grand objet recouvert d’un drap. J’ai pris l’un des plis dans ma main et ai tiré délicatement, lentement, avec toutes les précautions du monde. C’était un miroir. Un grand miroir des plus communs. Mais mon reflet était étrange. La coccinelle s’est posée dessus et avec le pire des effrois, j’ai vu un sourire se dessiner sur le visage que me renvoyait le miroir. Je ne souriais pas. J’ai porté mes mains à mes joues. Celles du reflet étaient restées immobiles. Ca ne pouvait être qu’un mauvais rêve. Un cauchemar épouvantable. Je suis partie, après avoir jeté maladroitement le drap sur l’objet d’horreur, puis je suis allée me coucher sur le canapé. J’ai fermé les yeux et Gabriel m’a réveillée en arrivant.
Le soir, j’ai tout raconté à Gabriel. J’avais rêvé disait-il. Il avait sans doute raison. Rassurée d’être dans ses bras, j’ai pu m’endormir. Puis je me suis réveillée, on me chatouillait la joue. C’était la coccinelle. Lorsque j’ai ouvert les yeux, la porte de la chambre a claqué. Pourtant je me souvenais l’avoir fermé. Je me suis tournée vers Gabriel, il dormait toujours, me serrant contre lui. Je l’ai remué, je lui ai parlé. Pour qu’il se réveille. J’avais peur. Il a ouvert les yeux péniblement. Puis plus facilement lorsque le plafond a craqué. « Tu as entendu ? » ai-je dit. Il a juste répondu « oui ». A nouveau un craquement, plus sonore, plus puissant. « Je vais voir » a-t-il dit. Je l’ai suivi. Il a d’abord refusé puis il a cédé devant mon insistance. J’ai murmuré un « aoutch » lorsque l’on m’a piqué l’épaule, y jetant un coup d’œil j’ai vu la coccinelle. Je ne savais pas que les coccinelles pouvaient piquer. Comme Gabriel ne savait pas où aller, je l’ai amené jusqu’à la trappe. C’était là. J’en étais sure. Je lui ai dit que je revenais, je ne sais plus pourquoi. Puis il a monté l’escabeau, et je l’ai suivi de près. Quelque chose me piquait la cuisse sous mon pantalon de pyjama à chaque pas. Dans le grenier, il n’y avait rien. Mais le miroir trônait sans drap. Je me suis approchée en tenant la main de Gabriel, lentement, à petits pas, presque paralysée par la peur. Lorsque l’on s’est mis en face, il n’y avait rien d’anormal, le reflet était exact. Puis la coccinelle est arrivée. Elle s’est posée sur nos reflets et la glace du miroir s’est soudain fondue au niveau de l’insecte, tournoyant légèrement. « Oh mon dieu ! » ai-je crié lorsqu’elle a disparu dans le miroir et que celui-ci a repris sa forme initiale. « Quoi, quoi, qu’est-ce qu’il y a ? » a demandé Gabriel. « Tu as vu ! Tu as vu ?? » me suis écriée. « Quoi, dis-moi ! Quoi ?? » s’est-il enquit. « Le miroir ! Le miroir ! » ai-je répondu. Il a posé la main dessus. Puis la tête m’a tourné. Ou ma tête a tourné. Littéralement. Il est rentré dans le miroir. Comme la coccinelle. J’ai fermé les yeux. Je crois que j’ai crié. J’ai rouvert les yeux, il était devant moi. Gabriel était devant le miroir. La coccinelle était sur le miroir. Il m’a regardé bizarrement, penchant la tête sur le côté. Il ne faisait jamais ça. Jamais. La coccinelle s’est envolée, elle zigzaguait, chutant de quelques centimètres, comme si elle avait oublié comment voler. J’ai regardé Gabriel. Il restait muet. Ses yeux étaient étranges. J’aurais juré avoir vu un point rouge dans le marron de son œil droit. Il s’est avancé. J’ai serré l’objet dans ma main. Puis je ne sais plus, je me suis réveillée ici. »
« Vous l’avez poignardé, Alissa » a déclaré la femme en blanc.
« Non, non, jamais ! » me suis révoltée.
Pourtant j’avais encore la sensation du manche dans ma main. Un sourire sur les lèvres. Le liquide chaud sur ma peau.
« Alissa, vous devez vous confesser, ça ne peut que vous faire du bien ».
« Mais non ! C…c’était la coccinelle !!! »
Il n’y avait jamais eu de coccinelle.
« Alissa, voyons, Gabriel a été tué cette nuit là. On l’a retrouvé dans le grenier, on a un appel de vous hurlant que la coccinelle a tué votre petit ami, mais soyez raisonnable c’est impossible ».
Bien sur que si, coccinelle était le nom de ma folie. J’aimais beaucoup la couleur du stylo avec lequel la femme écrivait. Je l’ai pris. Il y avait une coccinelle sur son cou…





- Deuxième texte -

Tu es belle. Si belle. Non, je ne te mens pas, non. Je te regarde, là, tu te tiens devant moi, droite-accroupie, je te regarde et je te trouve si belle. Exquisement belle. Sublime, adorable, dévorante ...

Un vortex de sensualité
Entité entrechoquée entre mes doigts
entre mes bras
Griffe-moi, supplie-moi
Que je te prenne de noir ou de jour
Tempête de baisers Aphrodite
Réincarnée
Deuxième souffle biaisé
Insecticide coïtal
Je te souhaite ...


Jammy. Lascive que tu es, je te contemple et je te désire. Avec tes yeux noir, noir-éternité ; et ces cils sensuels, qui balaient tout, tous sentiments, toutes lacrymales, tous erronés ; et ce nez lutin, qui s'imbrique si bien au creux de mon aisselle ... Jammy, lascive comme tu es, je te rêve, je te veux. Avec tes cheveux noirs, tourbillon dans le vent, malédiction-addiction, d'où mes doigts caressent l'Eden ; et tes lèvres boudeuses, peintes rouges, rouges-feu, rouges-amour, rouges de colère, tressautantes d'amertume, mais jamais, non jamais envers moi, elles sont tendues, elles sont ouvertes, douces, caressantes, enveloppantes, oh Jammy, enveloppe-moi encore de tes lèvres, ces lèvres englobantes sur ma fine peau, fragile, vulnérable, vulnérable comme toi, l'extase de ce touché, touche-moi Jammy ... Jammy, lascive, et ton regard froid qui s'enflamme, et ta peau blanche, ta peau-cadavre, douce et glissante, qui s'embrase, qui brûle, et tes doigts Jammy, tes doigts graciles et agiles, ils sont fins, ils sont actifs, ils sont vifs, ils sont oh, addictifs, oh ils sont là et si présents et si rapides, si pressants, oh, tellement, j'aime, tellement tu es belle, tellement que tu m'excites, si douce dans ta froideur Jammy, continue, mouvements fugaces, mouvements efficaces, oh Jammy, Jammy, Jammy dis-moi, encore, dis-moi comme tu m'aimes, dis-moi comme je suis beau, moi aussi, comme je te suis vital, comme je te suis spectral, oh Jammy oui, oui c'est ça, voilà ça y est, je crois, oh je crois, oui je viens Jammy-Lascive !


Je te trouve si belle. Je t'observe, qui te regarde dans le miroir. Si belle. Tu replaces une mèche de tes cheveux, derrière l'oreille ; j'esquive le même mouvement, parce que je suis ton ombre, ton plus grand fan. Vrai, je n'avais jamais vu, auparavant, femme aussi belle que toi. Tu resplendis, même dans le noir, je te vois, te sens, te perçois et te désire. Constamment, constamment je te souhaite...

contre mon corps
en mon corps en moi
union finale
viscérale
et meurtre passionnel
lutte ancestral
de domination
de luxure
de paresse ingénue amour et mort
oh combat despotique !

Jammy, je crois que je t'aime. Vrai, comme je te regarde - et, oui, je te regarde, là, je t'épie, je t'observe, je t'admire, billion de pupilles sur toi posées, myriade de coups d'oeil à la dérobée - je te vois, constat inhérent, et mon coeur est comme mille braises incandescentes, brûle-toi-y, nourris-toi de mon feu, affamée, dévore-moi, arrache-moi les cris, les cris de souffrance et ceux d'extase, extirpe-moi ces cris de volupté-douloureuse. Je me consume pour toi et je mourrai bientôt Jammy, je vais me noyer sous mon amour, périr sous les vagues de tendresse dont mon coeur se berce, se caresse, se leurre et s'emporte, je m'emporte, je suis au seuil, je m'emporte au gré des braises de mon surmoi transi d'amour ...

Jammy, cesse de te regarder dans ce miroir, regarde-moi, les yeux dans les yeux, je veux percevoir la froideur de ton regard, le noir-éternité, le noir-vide sur moi posé, je veux te voir, complètement, globablement, entièrement, oui toute entière pour moi seulement, je te veux, je te veux et comme je te désire ! Comment un pauvre et pitoyable petit corps comme le mien peut-il autant désirer le tien, magistral, magistral ? Mais, que regardes-tu Jammy ? Pourquoi ne me regardes-tu pas, pourquoi regardes-tu à côté de moi ? Je vois, non, je ne vois pas, je suis aveuglée de toi, c'est fou, c'est flou, informe, brumeux ; qu'est-ce, le sais-tu mon ange ? Je perçois, je crois, quelques formes humaines, oui, féminines même, oserais-je dire. Je nous croyais seuls mon amour, sais-tu qui c'est ? la connais-tu ? Mais, regarde, vois comme elle te ressemble, même démarche, même mouvance, mêmes yeux absents et même sourire stranguleux, qui est-ce Jammy, ta soeur ? J'ignorais que tu avais une soeur jumelle, tu ne m'en avais rien dis, oh ce n'est pas bien grave, coquine va. Comme vous êtes belles, toutes les deux ... Je ne vous ferais pas de mal, certainement (rire extatique.) Que dis-tu ? Oui ... oui ... je ne suis qu'un imbécile qui ne sait rien à la vie, tu dis vrai, certes Jammy, mais écoute-moi, regarde-moi, regardez-moi vous deux, je suis bien fantomatique, oui je vous suis inférieur, vous pouvez faire de moi ce que vous voulez. Je dois avouer que ... vos sourires m'inquiète un peu. Et vos yeux, comme ils pétillent soudainement, oh vos yeux noirs, puis-je m'y perdre encore, ce vide m'attire, m'aspire, m'inspire et m'expire, ah, les filles, vous me tenez en ficelles, je ne suis qu'un misérable pantin entre vos mains, vos mains soyeuses-suicidaires, vos mains ont le poignet féroce, comme je le sens, je les sens avec force sur ma peau, papillons cruels, faites bien attention les filles hein ?! Oh ... oh, comme je savoure, comme vous me faites du bien, comme vous me faites du mal, mal, mal ...

Entendez-vous ? non, pas mes gémissements, coquines, mais n'entendez-vous pas, comme un bourdonnement ? Non ? ...

Non, je ne suis pas fou ! Ça bourdonne dans mes oreilles, tout autour, dans l'air, ça gonfle et ça empire un peu plus chaque seconde, c'est intolérable et inimaginable, je ne comprends d'où cela vient. On dirait ... oui, on dirait que ce bruit monstrueux émane de vous deux ... vous trois ?! (regard interrogatoire et effrayé à la fois) Mais, mais je ne comprends pas, vous étiez deux seulement il y a quelques secondes, et là trois, et là quatre, cinq, six, et sept ?! Mais comment cela se peut-il, vous ne pouvez être huit, il ne peut y avoir douze toi, Jammy ?! Jammy, Jammy c'est insoutenable ce bourdonnement qui augmente toujours de plus en plus et qui accompagne la duplication de ton image, il y a vingt toi maintenant, pourquoi, comment ?! Je te vois comme dans les immenses yeux d'une énorme mouche, copiée et déformée à l'infinie, bourdonnante et satanique. Je crois que je deviens fou, ton image distorsionnée, Jammy explique-moi, explique-moi. Tu ouvres, non vous ouvrez la bouche et le bruit infernal augmente encore, ah bourdonnement ineffable et infini, je crois que je deviens fou Jammy, fou de tes yeux noirs mouchetés, du bruissement de tes ailes tout alentour, dans l'infinitude de l'espace. Es-tu un ange de cruauté ? Ah Jammy, tes yeux, tes yeux par mille fois répétés, comme ils sont profonds, abyssals, tu m'engloutis totalement, je me perds dans tes milles pupilles, tu bourdonnes dans mes oreilles tes mots d'amour, tes maux vombrissement, vomissement. Ah Jammy, tes bras, tes pattes, graciles et étroites, étrangement poilues, elles m'enserrent, tu me siphonnes, tu m'annihiles, prends-moi dans la totalité de mon être pitoyable, succionne-moi jusqu'à faire fondre mes organes en toi, oh mante religieuse, oh reine des mouches, féconde-moi, dévore-moi, prend-moi tout entier, mais seulement laisse-moi contempler ton corps, ton corps-mouchard ...

Oh, non, non qu'es-tu, qui es-tu ? Tu n'es pas Jammy, tu n'es pas Jammy, Jammy ce n'est pas toi, non non non, Jammy, qu'as-tu fait de ma Jammy, pourquoi, laisse-moi, redonne-moi ma Jammy, je ne veux plus te voir, plus vous voir, qu'êtes-vous, atrocités ? Je ne vous désire plus et je vais vous détruire, oui oui, c'est cela, détruire (regarde son poing fermé.) Tout détruire, vous, moi, cette fourmis, la planète, ah, oui, détruite, détruire, détruire, me détruire, tuer, faire l'amour à la

destruction anarchique
cocktail molotov de pollution humaine
déconstruire la folie
détruire l'envie

Je vais te détruire (frappe Jammy au visage. Le miroir éclate en morceau. Du sang sur le poing fermé de l'homme.) Tu n'existes plus, tu n'existes plus, qui étais-tu ? Où es-tu, Jammy ? (contemple son poing ensanglanté, ôte un morceau de vitre d'une jointure) Comment ? Jammy ? Jammy ? Où es-tu ? Tu n'existes plus. Je ne suis plus. Je ne veux plus (prend un morceau de vitre sur le sol, le dirige contre sa poitrine.) Jammy-lascive ...


- Venez m'aider, il fait une nouvelle psychose !




Note (à lire après pour ne pas influencer votre lecture) : le premier texte part avec une pénalité d'un vote pour ne pas avoir respecté la contrainte du nombre de personnages.



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MessageSujet: Re: [Terminé - ex aequo] Agoraphobitch VS Delphine   23/06/11, 08:36 pm

Évidemment, le miroir est un symbole ... et ça se voit !
Beau texte Delphine.

J'ai eu de la difficulté avec mon texte, je ne suis pas très fière mais je n'ai pas voulu me rétracter. =) Tant pis, je suis quand même contente d'avoir participé.
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MessageSujet: Re: [Terminé - ex aequo] Agoraphobitch VS Delphine   23/06/11, 09:50 pm

Waaahou. Punaise, il m'est de plus en plus difficile de voter pour les duels, de départager les textes...
C'est positif, ça veut dire qu'on s'améliore, mais alors il faut que je décide maintenant^^

Le premier texte, j'ai beaucoup aimé l'idée, on ne devine pas, c'est bien fait, on ne découvre qu'à la fin la vérité. On sent qu'il y a quelque chose qui ne va pas, mais c'est progressif, c'est comme si l'ambiance d'un film d'horreur était recréée par écrit : quelque chose dérange mais impossible de vraiment mettre de doigt dessus, et ça c'est une réussite. Personnellement je ne me doutais pas du dénouement, avoir le point de vue de la fille nous fait adhérer sans le vouloir à sa version des faits, jusqu'à la fin. Fin que j'adore d'ailleurs. Le fantastique est assez bien rendu, il n'y en a pas trop et il se distille très bien dans le texte (j'aime surtout la description du Gabriel "changé", rapide mais crédible).

Le deuxième, j'ai vraiment beaucoup aimé aussi, le rythme est carrément prenant, les répétitions, la ponctuation, les expressions (mots composés avec tirets surtout), assonances, allitérations, bref, un vrai régal pour ce qui est de la maîtrise des mots ! Il y a comme un "entrelaçement sémantique" (ça ne doit pas exister comme terme mais tant pis) tout au long du texte, mais aussi à l'intérieur des paragraphes ou des phrases. Faire un commentaire composé sur ce texte serait un cauchemar tellement il y aurait de choses à relever^^ Pour ce qui est de l'histoire, on la cerne moins puisque ce sont plus les pensées du narrateur qui sont données, et donc c'est moins fluide on va dire. Même si on la comprend sans problème.

Donc, je préfère l'un pour la forme, l'autre pour le fond... Ben je sais pas quoi voter. Mais bon, il faut bien !
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MessageSujet: Re: [Terminé - ex aequo] Agoraphobitch VS Delphine   23/06/11, 11:12 pm

Et bien, je m'incline ! xD
Tu mérites franchement de gagner ! (comme quoi je ne suis pas si mauvaise joueuse que ça, je sais reconnaître le combat face à plus fort xD)
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MessageSujet: Re: [Terminé - ex aequo] Agoraphobitch VS Delphine   23/06/11, 11:28 pm

Je suis d'accord Kakouess, il y a du niveau ! J'ai eu beaucoup de mal à "départager" parce que les deux textes sont vraiment très, très bons... et toutes tes remarques correspondent exactement à mon propre avis.

(Qui a prétendu que tu étais mauvaise joueuse, Delphine ? =P)



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MessageSujet: Re: [Terminé - ex aequo] Agoraphobitch VS Delphine   24/06/11, 07:09 am

QUE C'EST BEAU!
(*-*)
J'ai voté pour celui qui m'a le plus touchée, mais ce fut difficile parce que waouh!



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MessageSujet: Re: [Terminé - ex aequo] Agoraphobitch VS Delphine   03/07/11, 11:30 am

Félicitation Delphine! =)
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MessageSujet: Re: [Terminé - ex aequo] Agoraphobitch VS Delphine   03/07/11, 07:25 pm

Bin non, c'est égalité ! xD
Mais tant mieux, j'aurais été gênée de gagner !
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MessageSujet: Re: [Terminé - ex aequo] Agoraphobitch VS Delphine   04/07/11, 03:21 am

Ce n'est pas égalité, on n'a pas le même nombre de votes. =P
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MessageSujet: Re: [Terminé - ex aequo] Agoraphobitch VS Delphine   04/07/11, 04:27 am

j'ai -1 !
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MessageSujet: Re: [Terminé - ex aequo] Agoraphobitch VS Delphine   04/07/11, 05:25 am

En effet égalité... encore une personne pour voter et départager ?



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MessageSujet: Re: [Terminé - ex aequo] Agoraphobitch VS Delphine   04/07/11, 05:52 am

Euh chez moi y a 7 votes avec un de plus pour le premier texte.
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MessageSujet: Re: [Terminé - ex aequo] Agoraphobitch VS Delphine   04/07/11, 06:10 am

Ainsi qu'il est écrit dans mon premier post, et que Delphine vient de le repréciser, le premier texte part avec une pénalité d'un vote, donc on a égalité. ^^



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MessageSujet: Re: [Terminé - ex aequo] Agoraphobitch VS Delphine   04/07/11, 07:40 am

Ah oui suis-je bête^^
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MessageSujet: Re: [Terminé - ex aequo] Agoraphobitch VS Delphine   10/07/11, 03:23 am

Bon, puisque personne n'a l'air décidé... ex-aequo, je suppose ! =)
Donc, le premier texte était celui de Delphine et le second celui de Matty. Bravo les filles. ♥



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MessageSujet: Re: [Terminé - ex aequo] Agoraphobitch VS Delphine   10/07/11, 04:23 am

Bravo Matty, vu la qualité de ton texte, c'est un honneur de finir ex-aequo avec toi ^^
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MessageSujet: Re: [Terminé - ex aequo] Agoraphobitch VS Delphine   10/07/11, 08:54 am

Bravo à toutes les deux! \o/



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MessageSujet: Re: [Terminé - ex aequo] Agoraphobitch VS Delphine   11/07/11, 08:53 pm

Well done girls, y avait du niveau !
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MessageSujet: Re: [Terminé - ex aequo] Agoraphobitch VS Delphine   11/07/11, 10:49 pm

J'avais voté sans laisser de commentaire (comme d'autres fois d'ailleurs). En tout cas, bien joué, vos textes étaient super et très dur à départager !
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MessageSujet: Re: [Terminé - ex aequo] Agoraphobitch VS Delphine   29/05/12, 03:09 am

Bravo à vous deux, les textes sont sublimes!
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MessageSujet: Re: [Terminé - ex aequo] Agoraphobitch VS Delphine   

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[Terminé - ex aequo] Agoraphobitch VS Delphine

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